Les écrans pendant les vacances : des règles différentes, convenues avant le premier jour
Les vacances de la Toussaint 2026 commencent le samedi 17 octobre, pour les trois zones, et l'école reprend le lundi 2 novembre : seize jours sans classe, sans devoirs, et avec beaucoup plus d'heures à remplir. Si les règles des écrans de la maison ont été écrites pour les jours d'école, elles ne vont pas tenir. Ce n'est pas une raison pour les abandonner : c'est le moment d'en convenir d'autres, avant le premier matin.

Un jour sans école n'est pas un jour sans règles
Santé publique France l'a mesuré chez les enfants de 3 à 11 ans : le temps d'écran quotidien passe de 1 h 22 en moyenne chez les 3-5 ans à 2 h 33 chez les 9-11 ans, et « ce temps était deux fois plus important les jours sans école en comparaison des jours d'école ». Rien d'étonnant : un mercredi ou un dimanche, il y a plus d'heures disponibles et moins de choses qui les remplissent toutes seules. Deux semaines de vacances, ce sont seize journées de ce type d'affilée, dans des foyers qui comptent désormais plus de dix appareils numériques, rappelle le dossier « Grandir avec les écrans » publié par la même agence début octobre. Lâcher du lest en vacances n'a rien d'un échec.
Le problème n'est pas que l'enfant regarde davantage : c'est que la règle habituelle n'a plus de prise. « Les devoirs d'abord » ne veut rien dire un mardi de vacances. « Pas avant d'avoir fini » : fini quoi ? Quand la règle ne s'applique plus, ce sont la fatigue du parent et l'insistance de l'enfant qui décident, et elles décident différemment chaque matin. L'enfant le comprend vite, et il redemande.
Un jour de vacances n'est donc pas un jour sans règles. C'est un jour aux règles différentes, et il vaut mieux qu'elles existent avant qu'il commence.
Les poser avant le 17 octobre, au calme
Le bon moment pour convenir des règles des vacances, c'est un moment où personne ne demande rien : un repas de cette semaine, une balade, le week-end qui précède. Pas le samedi matin du départ, tablette déjà en main. On décide à froid ce qui se jouera à chaud.
L'enfant est à la table. Pas pour négocier à la baisse, mais parce qu'une règle qu'il a entendue, comprise et parfois proposée lui-même tient bien mieux qu'une consigne qui tombe. À partir de six ou sept ans, il sait dire ce qu'il aimerait faire de ses vacances.
Trois ou quatre conditions suffisent. Au-delà, plus personne ne s'en souvient, à commencer par vous.
Quoi convenir, concrètement
Une condition est un geste que l'enfant peut faire et que n'importe quel adulte de la maison peut constater : la chambre rangée, vingt minutes de lecture, un tour dehors pour prendre l'air, la table mise ou débarrassée, un coup de main pour le repas. Pas une humeur, pas une émotion, pas un résultat : « sans râler », « être sage » ou « bien manger » ne sont pas des gestes, et ils transforment la règle en jugement. Un geste se coche ; une humeur se discute.
Convenez ensuite de ce que ces gestes débloquent. Du temps d'écran, oui, et sa durée. Mais pas seulement : une sortie, un film en famille, une soirée jeux de société, un gâteau fait ensemble. En vacances, l'écran redevient une option parmi beaucoup d'autres.
Prévoyez enfin les jours particuliers. Le jour du départ, le trajet, la semaine chez les grands-parents, le week-end où les cousins débarquent : dites d'avance ce qui change ces jours-là. Et surtout le retour. Le dimanche 1er novembre est le dernier jour du régime des vacances ; le lundi, les règles des jours d'école reviennent. Annoncé dès le départ, le retour se passe sans drame. Découvert le lundi matin, c'est une négociation de plus.
Comment le dire à l'enfant
En quelques phrases, et par écrit. Une feuille sur le frigo, un tableau, une note partagée : l'important est que la règle vive quelque part, hors de votre tête et de la sienne. Demandez-lui de la reformuler : « donc pendant les vacances, si ma chambre est rangée et que j'ai lu, je peux... ». Si la reformulation est juste, l'accord existe.
Dites aussi qui vérifie : chez les grands-parents, mamie ou papi, feuille en main. Entre deux maisons, c'est le même accord ou un accord différent mais connu d'avance : un enfant en garde alternée a surtout besoin de savoir quelle règle vaut dans quelle maison.
Le premier jour où ça coince
Il arrive. Le mardi, la chambre n'est pas rangée et la demande d'écran arrive quand même. La réponse n'a rien de punitif : la condition n'est pas remplie, donc ce qu'elle débloque n'est pas débloqué. Ce qui a déjà été débloqué n'est jamais repris, et un minimum convenu reste acquis, même ce jour-là.
Si un écart est noté (une règle contournée, un moment qui a dérapé), il se constate, on en parle, et il se répare par un geste convenu à l'avance, dont l'enfant tient la clé. Un écart qui ne se répare pas devient une dette, et une dette fabrique un enfant qui défend son territoire au lieu de faire le geste suivant.
Et si la règle elle-même ne tient pas, parce qu'elle était trop ambitieuse, changez-la : au calme, pour demain, jamais au milieu d'une demande. Une règle qui bouge pendant qu'on la discute n'est plus une règle, c'est une négociation.
Éviter de renégocier chaque matin
Quand la règle est écrite, la réponse à « je peux ? » ne dépend plus de qui est dans la cuisine ni de l'heure : un mardi à 10 h, un jeudi après le goûter, un dimanche de pluie, c'est la même. L'enfant peut même se répondre tout seul en regardant la feuille. Il ne cesse pas de demander parce qu'il a perdu la partie : il cesse parce qu'il sait.
Et avec Okilou ?
Tout ce qui précède tient avec une feuille et un stylo. Okilou tient le même rôle, sans que personne n'ait à se souvenir de rien. Avec la zone de vacances réglée (A, B ou C), l'app bascule toute seule en période de vacances le 17 octobre et revient aux jours d'école le 2 novembre. Une condition peut être réservée aux jours d'école (« devoirs faits ») ou aux vacances, et le temps débloqué s'utilise tous les jours de vacances. Une règle modifiée s'applique le lendemain matin, sauf si les parents choisissent aujourd'hui. Un minimum garanti reste acquis chaque jour, un écart se note et se répare sans rien retirer, et l'enfant peut proposer ses envies de sorties ou d'activités, que vous ajoutez au menu. Ça fonctionne hors ligne, et deux adultes peuvent valider : pratique chez les grands-parents ou entre deux maisons. Okilou ne bloque rien, ne coupe aucun écran et ne lit pas l'appareil de l'enfant : il vérifie ce qui a été convenu, c'est tout.
Okilou tient un accord, pas un compte à points. Vous convenez des conditions ensemble, l'app vérifie et débloque. Ni monnaie, ni solde, jamais punitif.
Gratuit pour un enfant et un foyer, à vie. Sans pub, sans pistage, données en France.
On s'est mis d'accord. Okilou s'en souvient.
Sources
- Santé publique France, communiqué de presse du 25 septembre 2025, « Temps d'écran des enfants de 3 à 11 ans : un usage précoce, quotidien et marqué par les inégalités sociales » (enquête Enabee, données 2022) : le communiqué (PDF).
- Santé publique France, La Santé en action n° 474, dossier « Grandir avec les écrans », octobre 2026 : la présentation du numéro.
- Ministère de l'Éducation nationale, calendrier scolaire 2026-2027 (vacances de la Toussaint du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026, zones A, B et C) : education.gouv.fr/calendrier-scolaire, et les mêmes dates en données ouvertes sur data.education.gouv.fr.
Okilou n'a aucun lien avec Santé publique France ni avec le ministère de l'Éducation nationale. Nous citons leurs publications parce qu'elles sont publiques et sourcées ; aucune d'elles ne recommande une application.